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Article • Bureau • Technologie & Innovation • 26 avril 2019

Le CNR dévoile les pratiques numériques des transporteurs

 

Le Comité National Routier a mené une enquête sur le taux de pénétration numérique des transporteurs. Si la plupart déclarent l’exploitation des données informatiques à leur disposition, des marges de progrès sont constatées en matière de traçabilité et d’échanges automatisés.

Les données informatiques sont-elles exploitées par les transporteurs routiers et par quels moyens ? Pour y répondre, le CNR a interrogé son panel de transporteurs français exploitant des ensembles articulés 44 tonnes. Résultat : 93 % d’entre eux déclarent exploiter les données informatiques à leur disposition. Parmi ces transporteurs "connectés", les informations les plus exploitées sont la géolocalisation du véhicule (83 %) et les temps de service (80 %). D’autres attendent en revanche d’être plus largement développées comme la traçabilité des marchandises (20 %) et le suivi des parcours à vide (16 %).

Cette exploitation des données "métier", c'est-à-dire hors logiciels de comptabilité et de paie, passe généralement par une solution de gestion intégrée type ERP, PGI ou TMS. Tel est le cas de 73 % des entreprises qui déclarent exploiter leurs données informatiques. Autre enseignement, 66 % de ces fonctions sont actives en temps réel. 

Quels sont les logiciels utilisés ? 

Autour de onze applications analysées, l’étude du CNR* relève une forte atomisation parmi les éditeurs et solutions choisis. Quelques noms se détachent néanmoins comme Transics pour la géolocalisation des véhicules, le suivi du kilométrage et des parcours à vide. S’ajoutent Trimble pour le suivi de la consommation des véhicules et des temps de service, Item pour le calcul des émissions de CO2 et la gestion des plannings conducteurs ou Xyric pour la traçabilité des marchandises. 
Pour le calcul des itinéraires, les solutions gratuites disponibles sur internet sont le plus souvent utilisées, PTV apparaissant ensuite pour les applications payantes. Quant au calcul des prix de revient, il est généralement réalisé via des logiciels bureautiques ou des développements "maison". L’éditeur Acalc s’y distingue aussi avec une part de marché de 23 %. 

Marges de progrès dans la dématérialisation 

Une autre dimension de la numérisation des transporteurs routiers étudiée par le CNR est consacrée aux échanges des données informatiques automatisés (EDI) avec leurs partenaires clients et fournisseurs. Démontrant une marge de progrès, ils sont pratiqués par 33 % des entreprises interrogées. "La taille des transporteurs discrimine clairement ces résultats puisque le taux d’EDI s’élève à 6 % chez ceux de moins de 20 salariés contre 61 % au sein des entreprises de 100 salariés et plus".

 

"Seuls 33 % des transporteurs échangent par EDI avec leurs clients et fournisseurs"


Sur sept natures de données mesurées - bon de commande, avis d’envoi, référence du lot, bon de livraison, lettre de voiture, réserves et factures - le bon de commande est le document le plus dématérialisé tandis que la transmission des réserves arrive en dernière position. 

B2PWEB, première bourse de fret 

Achevant ce panorama, l’étude aborde l’utilisation des bourses de fret et des "marketplaces" ou places d’intermédiation en ligne. Les premières sont largement représentées puisque 94 % des transporteurs y recourent pour trouver des lots, pour un poids moyen dans leur chiffre d’affaires de 13 %. Parmi les bourses de fret les plus citées, B2PWEB  est suivie par Teleroute et Timocom. Quant aux "marketplaces" et places d’intermédiation internet, seuls 4 % des transporteurs interrogés les utilisent dans le cadre de tests pour le moment. 

* En vente exclusivement au format papier auprès du CNR (01.53.59.12.72 ou cnr@cnr.fr)

Source: https://www.lantenne.com/