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Article • Bureau • Aérien • 25 June 2019

Airbus et ADP promettent des taxis volants entre Roissy-CDG et Disneyland Paris en 2024

Les professionnels de l'aérien avaient la tête dans les nuages ce mardi, au deuxième jour du salon du Bourget. Alors que les grosses annonces commerciales se font plus rares cette année, les principaux acteurs du secteur ont multiplié les conférences prospectives et les engagements solennels sur les grands thèmes du moment que sont la transition énergétique, le « développement durable » du transport aérien et la réduction des gaz à effet de serre, sans oublier les « mobilités nouvelles » et leur cortège de taxis-volant plus ou moins autonomes. 

Sus au CO2 

Lors d'une conférence de presse commune, ce mardi matin, réunissant les directeurs de la recherche et de l'innovation ( « chief technology officer ») d'Airbus, Boeing, Dassault Aviation, Safran, Rolls-Royce, GE Aviation et UTC, les poids-lourds de l'aéronautique ont ainsi réaffirmé l'engagement pris en 2015 de stabiliser les émissions de CO2 du transport aérien à partir de l'an prochain et de les réduire de moitié comparé au niveau de 2005, d'ici à 2050. Mais sans rien ajouter de nouveau à cet objectif, qui reposera largement sur les progrès technologiques, le recours aux biocarburants mais aussi et surtout des mesures de compensation, comme celles consistant à financer le reforestation pour réduire la concentration de CO2 dans l'atmosphère. 

 

Dans la même veine techno-écologique, les grands noms du secteur ont enchaîné les annonces concernant la propulsion électrique ou hybride, dont la première application concrète est la multiplication des prototypes d'aéronefs légers de transport de passagers (le plus souvent désigné sur l'acronyme anglais VTOL). Parmi les initiatives concrètes du jour, le motoriste Rolls-Royce a ainsi annoncé le rachat de la branche propulsion électrique et hybride de Siemens 

Des taxis volants pour les JO de 2024 ?

Dernière exemple en date: la signature ce mardi au Bourget d'un partenariat entre Airbus, ADP et la RATP, en présence de la ministre des transports, Elisabeth Borne, autour d'un  projet de taxi volant électrique , susceptible de voler en banlieue parisienne dès 2024. Pour l'heure, le partenariat se limite à une étude de faisabilité, les obstacles technologiques et réglementaires à lever étant encore nombreux sur la route du taxi volant autonome. Le drone d'Airbus le plus évolué -  le « Vahana » - n'a réalisé jusqu'à présent que des vols de quelques minute, à quelques mètres du sol. Quant à celui de Boeing, il s'est crashé la semaine dernière lors d'un vol d'essai. 

Projets de « vertiports »

L'objectif serait de parvenir à mettre en place, à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris, en 2024, une ou deux liaisons de démonstration au départ de l'aéroport de Roissy-CDG, à destination de Disneyland Paris et de Saint-Denis, et de quelques « vertiports », dont la localisation reste à préciser. Parmi les possibilités, le PDG d'ADP a évoqué les aérodromes de Pontoise, Lognes, Chelles, Etampes... mais pas le coeur de Paris, dont le survol est interdit. Rappelons que, pour l'heure, la réglementation française interdit le survol d'une zone habitée sans autorisation spéciale par un drone de plus de 800 grammes.

Source : Les echos