Contactez-nous au
07 60 00 75 76

Article • Bureau • Actualité • 09 June 2020

Comment le Covid-19 a bouleversé durablement les méthodes de travail

La crise du Coronavirus a impacter toutes les entreprises. Certaines ont dû s'adapter durant le confinement, d'autres ont cessé temporairement leur activité et quelques unes comme Geodis ont eu l'opportunité de pouvoir anticiper la crise sanitaire. Quoi qu'il en soit, pour la grande majorité des sociétés, les méthodes de travail ont dues être révisitées sur le long terme.

S'adapter à la crise sanitaire et aux gestes barrières

 

Grâce à ses filiales en Asie, le groupe Geodis a su dès janvier que l'épidémie arriverait en Europe et l'importance de la menace que cela représentait. Le directeur de la zone Asie-Pacifique ayant lui même été mis en quatorzaine en arrivant à Singapour depuis la Chine, il a pu alerté toute la filiale sur la gravité de la situation, leur permettant de se préparer avant qu'elle ne se développe en Europe et en France.

Ayant lui-même vécu l’épidémie de Sras qui avait touché la zone, il a réagi immédiatement par la mise en place d’un plan de continuité de l’activité intégrant un dispositif de protection sanitaire conséquent. Dans l’urgence, il a commandé des masques, des gants, du gel hydroalcoolique pour tous les salariés de la zone, lafin d'assurer la sécurité sanitaire des collaborateurs.

La filiale asiatique représente 13% du chiffre d'affaire du groupe, et pourtant un effet domino a très vite pris, les usines chinoises fermant les unes après les autres. Et les conséquences se sont vite fait ressentir en Europe et en Amérique.  Dans l’incapacité d’être fournies en pièces détachées et en composants essentiels pour leurs propres produits, les usines européennes allaient très rapidement être touchées.

 

Dès février, l’impact de la crise se fait ressentir en termes d’activité et dans le besoin d’un pilotage au niveau du groupe. Marie-Christine Lombard, la présidente du groupe, demande au DRH de l’entreprise de mettre en place une "task force coronavirus" à même de se réunir chaque semaine avec toutes les régions et toutes les lignes de métier de Geodis. L’objectif étant de se doter d’une tour de contrôle leur permettant d’apprendre de l’Asie, d’échanger sur les bonnes pratiques, d’actualiser les plans de continuité d’activité pour anticiper l’arrivée certaine du virus en Europe et partout dans le monde.

Dès le 6 février, l’ensemble des collaborateurs du groupe avaient été sensibilisés aux mesures barrières et les voyages intercontinentaux ont été interdits. De même, les procédures de quatorzaine et toutes les mesures gouvernementales ont été mises en place. Très tôt, une inquiétude forte des salariés  se fait ressentir : les informations officielles ne suffisaient pas à rassurer.

Une hotline est alors mise en place avec un prestataire extérieur spécialisé partout où Geodis est implanté pour répondre à leurs questions. Ce besoin de soutien a guidé toute l'approche managériale pendant la crise. Au moment de l’annonce du confinement en France, le groupe Geodis était déjà prêt à mettre les collaborateurs en télétravail.

 

Après la crise, une organisation tranformée

 

Marie-Christine Lombard, la présidente du groupe, estime que cette crise va bousculer l’organisation du travail, accélérer le phénomène des relocalisations industrielles et remettre en question la doctrine des flux tendus au profit d’un retour aux stocks tampons.

"Avant l’impact sur l’organisation de nos économies, je crois qu’il faut parler d’une nouvelle organisation du travail. Cette crise remet en cause en profondeur et durablement les méthodes de travail, dans les sites comme dans les bureaux. Les normes sanitaires d’hygiène et de sécurité ont été renforcées.

Elles vont générer des coûts supplémentaires pour les acteurs du transport et de la logistique, en matériel de protection – rien que pour notre groupe, nous avons estimé notre besoin à 20 millions de masques par an – mais également en perte de productivité du fait de la mise en place de la distanciation sociale. Cela va nous contraindre à trouver de nouveaux leviers d’économie ou à réviser nos prix de vente."

 

 

Source : Actu transport logistique - Interview de Marie-Christine Lombard, présidente du groupe Geodis.

https://www.actu-transport-logistique.fr/routier/geodis-cette-crise-remet-en-cause-en-profondeur-et-durablement-les-methodes-de-travail-552927.php