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Article • Bureau • Divers • 17 June 2019

Une étude souligne la compétitivité environnementale du transport fluvial

Le 29 mai dernier, 250 acteurs de la filière du transport fluvial se sont réunis pour l’accélération de la transition vers un modèle décarboné. L’occasion de présenter les résultats d’une nouvelle étude de l’Ademe sur l’efficacité énergétique et environnementale du secteur.

Le transport fluvial émet entre 8,8 et 34,7 grammes de CO2 équivalent par tonne de marchandise transportée sur un kilomètre (t.km), entre 0,09 à 0,66 grammes d’oxydes d’azote (NOx)/t.km, et entre 0,003 et 0,0020 grammes de particules/t.km. Tels sont les principaux chiffres de la nouvelle étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), sur l’efficacité énergétique et environnementale du transport fluvial de marchandise et de personnes. « En comparaison, les valeurs de référence issues de la précédente étude Ademe de 2008, indiquaient que le transport fluvial émettait en moyenne de l’ordre de 21,5 à 44,3 gCO2/t-km », rappelle Voies navigables de France (VNF). « Par son efficacité énergétique (en gCO2/t-km), le transport fluvial est un levier d’avenir dans la lutte contre le changement climatique : en effet, si un moteur de bateau n’est pas plus performant qu’un moteur de camion d’un point de vue écologique, une fois rapporté aux quantités de marchandises transportées (un convoi fluvial de 5.000 tonnes équivaut à 250 camions), son impact environnemental est très compétitif  », souligne le gestionnaire de voies navigables.

Des freins techniques, réglementaires et économiques

Cependant, VNF rappelle que le transport fluvial est soumis à la réglementation européenne qui définit les limites d’émissions polluantes pour les moteurs d’engins mobiles non routiers (EMNR) et que des freins structurels doivent être levés : « les solutions techniques permettant aux transporteurs fluviaux de s’adapter apparaissent limitées et la taille modeste de la flotte fluviale commerciale affaiblit l’intérêt des motoristes et des équipementiers pour investir massivement en R&D », estime VNF. Par ailleurs, « s’ajoute à cette réalité la limite actuelle du modèle économique du marché des bateaux de fret fluvial ». Le gestionnaire rappelle l’existence de deux dispositifs : le plan d’aide à la modernisation et à l’innovation, ainsi que le centre d’innovation « Batelia ». « Grâce au plan d’aide à la modernisation et l’innovation, Voies navigables de France a financé depuis 2008 près de 2.000 projets à hauteur d’environ 25 millions d’euros », est-il précisé. Pour la période 2018-2022, VNF consacre 12,5 millions d’euros à la modernisation de la flotte fluviale, et l’Etat 4 millions d’euros.

source : Environnement Magazine